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Kandinsky en République des Komis : Le voyage qui changea l'art moderne

Quand le futur père de l'abstraction découvrit les isbas colorées d'Oust-Syssolsk

Au printemps 1889, un jeune étudiant en droit de 23 ans nommé Vassily Kandinsky monte dans un train à la gare de Moscou. Sa destination : la lointaine province de Vologda, au nord-est de la capitale, dans les terres ancestrales du peuple komi. Rien ne laisse alors présager que ce voyage ethnographique de deux mois transformera non seulement la vie de cet étudiant, mais contribuera à révolutionner l'histoire de l'art occidental. Ce jeune homme deviendra l'un des pionniers de l'art abstrait, et les couleurs vibrantes des isbas komies hanteront son œuvre jusqu'à la fin de sa vie.


Un étudiant en droit aux origines multiculturelles

Vassily Vassiliévitch Kandinsky est né le 4 décembre 1866 à Moscou, dans une famille aisée de marchands de thé. Mais ce que l'on sait moins, c'est que ses origines familiales plongent dans les profondeurs multiculturelles de l'Empire russe : ses ancêtres appartenaient aux familles princières mansi, toungouses et bouriates. Cette hérédité multiple le prédisposait peut-être à une sensibilité particulière envers les cultures non-russes de l'Empire.

Après avoir passé son enfance à Odessa où sa famille avait déménagé pour des raisons de santé paternelle, le jeune Vassily retourne à Moscou en 1885 pour entreprendre des études de droit et d'économie politique à l'université. Un parcours tout tracé pour un jeune homme de la grande bourgeoisie moscovite, bien que sa tante maternelle Elizaveta Ivanovna lui ait enseigné le dessin et la peinture dès son plus jeune âge.

À l'université, Kandinsky suit notamment les cours du célèbre économiste Sergueï Nicolaïevitch Boulgakov, qui s'intéressait aux écrits de Karl Marx et avait lui-même voyagé dans les régions rurales pour étudier les structures sociales paysannes après l'abolition du servage. C'est ce professeur qui, en 1889, suggère à son brillant étudiant de participer à une mission ethnographique dans les terres komies.


La mission : étudier le droit coutumier des Zyrianes

En mai 1889, la Société impériale des sciences naturelles, de l'anthropologie et de l'ethnographie confie à Kandinsky une double mission : étudier les vestiges des rites païens et examiner l'exercice du droit coutumier chez les Komis-Zyrianes et les Permiaks, deux peuples finno-ougriens apparentés vivant dans la région de Vologda, à environ 470 kilomètres au nord de Moscou.

Cette mission s'inscrit dans un contexte particulier de la Russie impériale de la fin du XIXe siècle. Deux mondes cohabitaient sans vraiment se connaître : le monde urbain, profondément occidentalisé où l'on parlait français, s'habillait à l'européenne et suivait le droit romano-germanique, et le monde rural où dominait la culture paysanne traditionnelle russe régie par le droit coutumier. L'intelligentsia russe s'intéressait passionnément à redécouvrir ces racines "authentiques" du peuple russe.


Un voyage initiatique vers le nord

Le 28 mai 1889, Kandinsky quitte Moscou. Son itinéraire est une plongée progressive dans la Russie profonde. Du train au bateau à vapeur, du bateau à la charrette, de la charrette au simple cheval, le voyage devient de plus en plus solitaire et méditatif.

Après avoir atteint Vologda en train, il rejoint Kadnikov puis remonte la rivière Soukhona sur un bateau à vapeur, cap au nord-est. Lorsque le voyage fluvial prend fin, il pénètre véritablement dans la campagne komie. Poussant toujours plus loin vers la grande barrière des montagnes de l'Oural qui sépare l'Europe de l'Asie, le jeune homme voyage désormais en charrette, tirée par des chevaux qui galopent, selon ses propres mots, "à travers des forêts infinies, entre des collines colorées, traversant des marais et des déserts de sable... dans des chars-tonneaux qui secouent à s'en faire mal aux entrailles."

Kandinsky décrit cette solitude comme favorable : "Je voyageais seul, et sentais combien cet isolement en moi-même dans la nature environnante m'était favorable."


L'arrivée à Oust-Syssolsk : une révélation chromatique

Lorsque Kandinsky arrive dans la région d'Oust-Syssolsk (l'actuelle Syktyvkar, capitale de la République des Komis), il est frappé par un spectacle qu'il n'oubliera jamais. Les villages komis lui apparaissent comme des explosions de couleurs dans le paysage nordique.

"J'arrivais dans un village dont tous les habitants sans exception étaient vêtus de gris, leurs visages et leurs cheveux étaient d'un jaune-vert, ou au contraire, ils étalaient une extraordinaire variété de costumes bariolés et semblaient de vivantes images peintes, se promenant sur deux jambes", écrira-t-il plus tard dans ses Regards sur le passé.

Mais c'est l'architecture qui le bouleverse le plus profondément. Les grandes maisons de bois aux toits sculptés, les isbas couvertes d'ornements colorés créent chez lui une impression indélébile : celle de "vivre dans un tableau".


Le choc de l'isba : "J'entrais dans la peinture"

L'expérience la plus transformatrice de ce voyage se produit lorsque Kandinsky pénètre pour la première fois dans une isba traditionnelle komie. Des décennies plus tard, il se souviendra avec une netteté cristalline de cet instant fondateur :

"Je me souviens avec netteté de la façon dont je me suis arrêté sur le seuil, devant ce spectacle inattendu. La table, les bancs, le poêle – si important et énorme – les armoires, les buffets, tout cela était peint avec des ornements amples et bariolés. Sur les murs – des loubki [images populaires russes] : un preux représenté symboliquement, une bataille, une chanson traduite en couleur... Quand je pénétrai finalement dans la chambre, la peinture m'encercla et je pénétrai en elle."

Cette phrase, "je pénétrai en elle", révèle l'essence de la révélation kandinskyenne. Pour la première fois de sa vie, il ne regardait plus un espace décoré de l'extérieur, mais se sentait immergé dans la couleur, enveloppé par elle. L'art n'était plus un objet à contempler à distance, mais un environnement total dans lequel on pouvait physiquement entrer.

Les couleurs vives des ornements komis se détachaient sur des fonds sombres – une caractéristique qu'il intégrera plus tard dans ses propres compositions. Les broderies, les sculptures en bois, les reliefs peints formaient un ensemble synesthésique où la couleur semblait chanter.


Un délire fécond : quand la fièvre transforme la perception

Au cours de ce voyage, Kandinsky contracte le typhus. Dans le délire provoqué par la forte fièvre, il vit une expérience hallucinatoire qui préfigure étrangement ses recherches artistiques futures : il "voyait la réalité voler en éclats, s'éparpiller et se recomposer dans un ordre tout autre, entendait différentes voix dans une composition chantée."

Cette décomposition et recomposition de la réalité, cette synesthésie où les couleurs deviennent sons et les sons deviennent formes, annonce déjà le Kandinsky abstrait des années 1910. Il faut noter que le peintre souffrait de synesthésie depuis l'enfance – une condition neurologique lui permettant littéralement d'entendre les couleurs comme des notes musicales et de voir les sons comme des formes colorées.


Le cavalier dans la culture komie

Durant son séjour ethnographique, Kandinsky découvre l'importance de la figure du cavalier dans les mythes et la culture komie. Ce thème deviendra obsessionnel dans son œuvre, culminant avec le célèbre tableau Le Cavalier bleu (1903) et donnant son nom au mouvement artistique qu'il fondera en 1911 avec Franz Marc : Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu).

Dans la culture populaire komie, le cavalier incarne le mouvement, le passage d'un monde à l'autre, la quête spirituelle. Ces résonances mystiques fascinent Kandinsky, qui écrira : "Comme tous les enfants j'aimais passionnément monter à cheval. Le thème du chevalier sur sa monture, représentatif du mouvement et symbole du développement spirituel était un de mes thèmes préférés."


La rencontre avec le chamanisme komi

Au-delà de l'étude officielle du droit coutumier, Kandinsky entre en contact profond avec les croyances chamaniques des Zyrianes. Le peuple komi possède une riche tradition d'imagination et de spiritualité chamaniques, mêlant christianisme orthodoxe et anciennes croyances païennes.

Kandinsky se passionne pour ces "divinités nationales" des Komis-Zyrianes, au point de rédiger un mémoire primé intitulé Beitrag zur Ethnographie der Sysol-Wetschegda-Syrjänen – Die nationalen Gottheiten ("Contribution à l'ethnographie des Zyrianes de Sysola-Vytchegda – Les divinités nationales"), présenté devant la Société ethnographique russe.

Cette rencontre avec le chamanisme aura un impact profond sur sa conception future de l'art. Kandinsky développera l'idée que l'art doit exprimer une "nécessité intérieure" spirituelle, au-delà de la simple représentation du monde visible.


Le retour à Moscou : un homme transformé

Lorsque Kandinsky rentre à Moscou le 30 juillet 1889, ramenant avec lui plus de 500 pages de notes, de croquis et d'observations ethnographiques, il est devenu un autre homme. Il a acquis, selon ses propres mots, la certitude que "le monde raisonne, et rien n'est muet."

Pourtant, il ne renonce pas immédiatement à sa carrière juridique. En 1892, il obtient son diplôme de droit et devient même professeur de jurisprudence à l'Université de Moscou. Mais l'expérience komie a planté une graine qui ne cessera de germer.


Le tournant décisif : Monet et la décision de peindre

En 1895, deux événements précipitent la décision de Kandinsky d'abandonner le droit pour la peinture. D'abord, il visite une exposition des Impressionnistes à Moscou, où il découvre Les Meules de Claude Monet. Cette toile lui révèle "la puissance de la couleur utilisée presque indépendamment de l'objet lui-même" – un écho direct à son expérience des isbas komies où la couleur semblait posséder une vie autonome.

Ensuite, il assiste à une représentation du Lohengrin de Wagner au théâtre de la cour de Moscou. L'opéra wagnérien, avec sa fusion de musique, de couleur (via les décors) et de narration mythique, lui apparaît comme la réalisation de cet art total qu'il avait pressenti dans les isbas de Syktyvkar.

En 1896, à l'âge de 30 ans, Kandinsky renonce à une chaire de droit à l'Université de Dorpat (aujourd'hui Tartu, en Estonie) et part pour Munich étudier la peinture. C'est un choix audacieux pour un homme de son âge et de sa position sociale.

De la mémoire komie à l'abstraction : l'influence durable

Les années suivantes montrent comment l'expérience komie imprègne progressivement l'œuvre de Kandinsky. Entre 1900 et 1910, il peint de nombreuses scènes inspirées par ses souvenirs de Russie : villages aux toits colorés, cavaliers galopant devant des murailles, fêtes paysannes aux costumes chatoyants.

Dans ces tableaux, on reconnaît les éléments visuels découverts en pays komi : l'usage de couleurs vives sur fond sombre, la dissolution des formes dans des touches colorées, la sensation de mouvement et de vibration lumineuse. Le tableau Das Bunte Leben (La Vie bariolée, 1907), peint à Sèvres près de Paris, regorge de références à l'art populaire komi : saints orthodoxes, cavaliers, paysannes en costume traditionnel.

Les loubki et l'iconographie populaire

Dans ses compositions des années 1900-1910, Kandinsky intègre de nombreux éléments iconographiques découverts sur les murs des isbas d'Oust-Syssolsk : Saint Georges terrassant le dragon, la Vierge à l'Enfant dans le style orthodoxe, les frères Boris et Gleb (premiers saints russes martyrisés au XIe siècle), Saint Nicolas avec son panier.

Ces images populaires (loubki) l'ont fasciné par leur capacité à "traduire une chanson en couleur", à transformer un récit narratif en composition purement visuelle et chromatique.


1911 : L'exposition du Cavalier Bleu et les objets chamaniques

En 1911, Kandinsky organise avec Franz Marc la première exposition du mouvement Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) à Munich. Geste révolutionnaire pour l'époque : aux côtés des peintures avant-gardistes, il expose des objets d'art chamanique de sa collection personnelle, provenant du Musée ethnographique de Monaco.

Cette démarche, qui anticipe de près d'un siècle la tendance contemporaine à confronter art moderne et art des peuples autochtones, découle directement de son expérience komie. Kandinsky refuse de considérer ces objets comme de simples "artisanats" folkloriques. Pour lui, ils sont de véritables œuvres d'art, porteurs d'une "consonance spirituelle et éthique, résultat d'un état de nécessité intérieure."


L'isba de Murnau : recréer l'expérience komie en Bavière

Entre 1909 et 1914, Kandinsky vit avec sa compagne, la peintre Gabriele Münter, dans une maison à Murnau, en Bavière. Ce qui est remarquable, c'est que le couple décore entièrement cette maison – meubles, escaliers, murs – avec des peintures inspirées de l'art populaire.

Bien qu'on attribue souvent cette décoration à l'influence de l'art traditionnel bavarois, il est fort probable que Kandinsky tentait de recréer l'expérience immersive vécue vingt ans plus tôt dans les isbas d'Oust-Syssolsk : transformer l'espace domestique en un tableau habitable, créer cet environnement total de couleur dans lequel on peut "pénétrer".


La théorie : Du spirituel dans l'art

En décembre 1911, Kandinsky publie Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier (Über das Geistige in der Kunst), traité fondamental de la théorie de l'art moderne qu'il dédie à sa tante Elizaveta. Dans cet ouvrage, il développe une théorie de la couleur et de la forme basée sur leur résonance intérieure, leur capacité à toucher directement l'âme du spectateur sans passer par la représentation d'objets reconnaissables.

Cette théorie découle directement de son expérience komie. Dans les isbas de Syktyvkar, il avait découvert que la couleur pouvait agir indépendamment de toute fonction représentative, qu'elle pouvait créer un espace spirituel autonome. Il écrit cette phrase célèbre, qui résume sa vision synesthésique héritée de son voyage de 1889 : "La couleur est le clavier, les yeux sont les marteaux et l'âme est le piano avec les cordes."


Kandinsky et l'héritage komi : une reconnaissance tardive

Pendant longtemps, l'influence du voyage de 1889 sur l'œuvre de Kandinsky est restée sous-estimée par les historiens de l'art occidentaux, qui préféraient insister sur les influences allemandes, françaises et théosophiques. Ce n'est que dans les dernières décennies que des chercheurs comme Peg Weiss ont réévalué l'importance de "l'expédition komie" comme expérience formatrice fondamentale de l'artiste.

En 1899, dix ans après son voyage, Kandinsky notait déjà : "C'est dans ces maisons merveilleuses que j'ai eu des impressions rares qui ne se sont jamais renouvelées. C'est là que j'ai appris à ne pas regarder les tableaux de l'extérieur, à distance, mais à me mouvoir dans le tableau, à vivre en lui."

Cette phrase contient en germe toute la révolution de l'art abstrait : la transformation du tableau d'objet à contempler en environnement à expérimenter, la dissolution de la distance entre l'observateur et l'œuvre, la primauté de l'expérience spirituelle et sensorielle sur la représentation figurative.


Le patrimoine komi aujourd'hui

Aujourd'hui, au Musée national de la République des Komis à Syktyvkar, on peut découvrir des exemples de cet art populaire qui fascina tant Kandinsky : quenouilles et outils décorés, broderies traditionnelles, reconstitutions d'intérieurs d'isbas. La tradition de peinture sur bois de la Haute-Vytchegda, caractérisée par ses couleurs vives sur fond sombre, se perpétue encore partiellement.

La Galerie nationale de la République des Komis, fondée en 1943, possède une petite collection d'art européen, mais malheureusement aucune œuvre de Kandinsky lui-même – ce qui constitue une lacune ironique étant donné l'importance de la région dans la genèse de son art.

En 2013, lors d'une exposition au musée ethnographique de Syktyvkar, une chercheuse venue étudier les structures villageoises isolées de la République des Komis tomba sur un livre consacré au voyage de Kandinsky chez le peuple komi. Elle nota avec surprise : "Nous n'avons pas parlé de ses voyages dans nos cours d'histoire de l'art à l'université." Cette méconnaissance illustre à quel point l'apport des cultures finno-ougriennes à l'art moderne occidental reste sous-évalué.


Syktyvkar : entre mémoire et modernité

L'Oust-Syssolsk que visita Kandinsky en 1889 était une petite ville de bois de quelques milliers d'habitants, dominée par des maisons paysannes et quelques bâtiments administratifs. La ville fut rebaptisée Syktyvkar en 1930 (signifiant "ville sur la Syssola" en langue komie) et devint la capitale de la République autonome des Komis en 1936.

Aujourd'hui, Syktyvkar est une ville moderne de 230 000 habitants, centre industriel dominé par le gigantesque complexe de traitement du bois construit dans les années 1960. Les grandes maisons de bois sculptées ont largement disparu, remplacées par l'architecture soviétique puis post-soviétique.

Pourtant, la mémoire de Kandinsky persiste discrètement. Son journal de voyage (le Vologodski dnevnik) est conservé au Centre Pompidou à Paris, mais des éditions et des études ont été publiées en Russie, notamment l'ouvrage d'I.N. Kotyleva, Le voyage de V. Kandinsky chez les Zyrianes en 1889 (Syktyvkar, 2013).


Conclusion : Un pont culturel méconnu

L'histoire de Kandinsky en République des Komis est bien plus qu'une anecdote biographique. Elle révèle comment les cultures finno-ougriennes, souvent marginalisées dans les récits de l'histoire de l'art, ont joué un rôle crucial dans l'émergence de l'art moderne.

Les isbas multicolores d'Oust-Syssolsk, avec leurs ornements chatoyants et leurs images populaires vibrantes, ont offert à un jeune étudiant en droit de 23 ans une vision alternative de ce que pouvait être l'art : non pas une fenêtre ouverte sur le monde (comme dans la tradition de la perspective occidentale), mais un espace habitable de couleur pure, une expérience immersive et spirituelle.

Lorsque Kandinsky peindra, vingt ans plus tard, ses premières aquarelles abstraites où formes et couleurs flottent librement sans référence au monde visible, il accomplira le programme pressenti dans les isbas komies : créer un espace pictural dans lequel le spectateur peut "pénétrer", où la couleur existe pour elle-même et touche directement l'âme.

Ainsi, le chemin vers l'abstraction moderne passe par les forêts du Grand Nord russe, par les villages colorés du peuple komi, par ces maisons de bois où un jeune homme eut pour la première fois le sentiment de "vivre dans un tableau." De Syktyvkar à Munich, d'Oust-Syssolsk au Bauhaus, l'art komi irrigue secrètement toute l'aventure de l'art abstrait.

C'est peut-être là la plus belle revanche de ces cultures finno-ougriennes longtemps méprisées par les élites russes occidentalisées : avoir fourni à l'un des plus grands révolutionnaires de l'art occidental l'intuition fondamentale qui bouleverserait la peinture du XXe siècle.


Sources

Ouvrages de Kandinsky

  • Kandinsky, Vassily. Regards sur le passé (Rückblicke), 1913

  • Kandinsky, Vassily. Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier (Über das Geistige in der Kunst), 1911

  • Kandinsky, Vassily. Point et ligne sur plan, 1926

  • Kandinsky, V.V. Vologodskii dnevnik (Journal de Vologda), in Izbrannye trudy po teorii iskusstva, vol. 2, Moscou, Gileya, 2008


Études sur Kandinsky et les Komis

  • Kotyleva, I.N. Le voyage de V. Kandinsky chez les Zyrianes en 1889, Syktyvkar, 2013

  • Weiss, Peg. Kandinsky and Old Russia: The Artist as Ethnographer and Shaman, Yale University Press, 1995

  • Medvedkova, Olga. Kandinsky ou la Critique des critiques. Les écrits russes de Kandinsky (1889-1911), Presses du réel, 2014

  • Medvedkova, Olga. Kandinsky. Corps et âme, Flammarion, coll. « Grandes biographies », 2025


Études générales sur Kandinsky

  • Sers, Philippe. Kandinsky : L'aventure de l'art abstrait, Éditions Hazan, 2015

  • Sers, Philippe. Comprendre Kandinsky, éd. Infolio, coll. « Archigraphy », 2009

  • Vezin, Annette et Luc Vezin. Kandinsky et le Cavalier bleu, P. Terrail, 1991


Articles et ressources en ligne

Contexte historique

  • Syktyvkar: the (Komi) capital of the Komi Republic. Analysis of lived experiences of urban Komi people, 2022

  • "Un opéra national komi au XXIe siècle", Presses de l'Inalco, 2016

  • Archives du Musée national de la République des Komis, Syktyvkar

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